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Soleil sur Bruxelles mai 29, 2009

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Les vacances sont enfin arrivées! Je viens de faire mon examen de Géographie et l’Europe et de remettre mon travail d’Études sur la paix et les conflits. C’est magnifique puisqu’en plus d’avoir du soleil dans mon coeur, j’ai du vrai soleil. Je vous rappelle que ce n’est pas commun ici. Qu’est-ce que je vais faire de mon temps maintenant? À vous d’en juger :

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La science de l’étude mai 28, 2009

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Dans mon dernier billet, je disais que la bière est une récompense (qui n’est pas toujours méritée) pour avoir complété un examen. Évidemment, je n’ai pas bu les cinq bières (je vous rappelle qu’elles ont toutes plus de 8 % d’alcool). J’ai donc décidé de boire le reste progressivement… en étudiant! Ça me rend vraiment moins efficace, mais ça rend les Études sur la paix et la Géographie de l’Europe beaucoup plus intéressantes.

D’une manière plus abstraite, on pourrait dire que j’étends le plaisir procuré par la bière sur une longue période au lieu de le concentré après l’examen. Comme tout le monde le sait, le plaisir et la consommation ne sont pas linéaires. En effet, la première bière procure toujours plus de plaisir que la seconde et ainsi de suite. Donc, j’optimise mon bonheur en étendant un minimum de plaisir continu sur une longue période. En faisant l’intégral du plaisir en fonction du temps, on voit facilement que de cette façon, je serai plus heureux!

Conclusion : il faut être constamment un peu saoul au lieu de se souler à mort une fois par semaine!

1 examen = 5 bières mai 26, 2009

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Comme tout bon étudiant, je fonctionne au donnant-donnant. Il faut que je me récompense quand je travaille (bien ou pas). Je viens de faire un examen de merde. Il me semble donc approprié de compenser cette épreuve par plein de bières : 3 bières trappistes, 1 bière d’abbaye et quelque chose que vous devriez reconnaitre, une Hoegaarden (mais GRAND CRU à 8.7 %!).

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Un brin de folie… mai 25, 2009

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Je viens de terminer l’examen de Politique de Belgique. Je suis donc un expert sur le sujet. Je vais oublier le tout durant la journée en étudiant pour mon prochain examen, alors si vous avez des questions, faites vite!

Ah oui, la folie! Pourquoi commence-t-il à faire 25 degrés au moment où j’entre dans le sprint final de mon étude? Pourquoi ça me rend fou?
1. J’ai juste envie de tout crisser là et d’aller boire une succulence bière belge sur l’une des nombreuses terrasses à deux pas de chez moi.
2. Il faut chaud, ce qui nuit énormément à mon étude.
Je crois que quelqu’un de très puissant m’en veut.

Je vais faire une sieste pour compenser mes minces trois heures de sommeil de la nuit dernière.

En terminant, moi dans les ruines de l’abbaye de Villiers-la-Ville.

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Vivement la religion! février 23, 2009

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Qui a dit que la religion était une mauvaise chose? Je ne sais pas, mais il est fou! Ici, on a encore plus de congés religieux qu’au Québec!

Demain : Mardi gras

13 avril : Lundi de Pâques

1er mai : Fête du Travail (quoi? ce n’est pas une religion?)

15 mai : Ascension

1er juin : Lundi de Pentecôte

Bon, je sais que ce n’est pas si différent, mais je cherchais seulement un prétexte pour partager mon enthousiasme puisque je n’ai pas de cours demain et que c’est ma pire journée.

De plus, ça tombe bien parce que c’est le Carnaval de Binche dans la ville du même nom. On dirait que je n’ai pas le choix d’y aller!

Bon Mardi gras!

Chialer et vous aurez août 5, 2008

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Pourquoi ce titre? Parce que mon séjour ici a très mal commencé.

1) Ma chambre : elle n’avait aucun point positif. Au sous-sol, avec une IMMENSE fenêtre qui donne exactement au niveau du sol. De plus, cette fenêtre était devant en endroit où il y a beaucoup de circulation et à côté de la porte du bâtiment. Donc, il était impossible d’avoir de l’intimité sans fermer les rideaux et d’avoir du silence sans fermer la fenêtre. Pour ceux qui ne le savent pas, les Européens ne connaissent pas les moustiquaires. Il y avait donc souvent des papillons de nuit et autres insectes bizarres dans ma chambre. La cuisine était partagée avec 3 autres chambres et n’était pas très propre. Quoi d’autre… Oh oui, c’était relativement loin de l’université (15-20 min de marche). Tout le monde ici a un vélo, mais pas moi. :-( J’avais l’intention de m’informer pour en louer un pour le mois. Voici une photo :


Si vous êtes attentif, vous vous demandez probablement pourquoi je parle au passé. Tout simplement parce que je ne suis plus dans cette chambre! Je me suis rapidement dit que je n’accepterais jamais de rester dans cette chambre merdique pendant tout un mois. Quand c’est pour quelques jours dans une auberge, on peut tolérer bien des choses, mais pas là. J’ai donc chialé! J’ai dit à une responsable que je n’aimais pas ma chambre et que j’aimerais en avoir une autre et WOW. J’ai une nouvelle chambre et toute une! Au moins deux fois plus grande, plus proche de l’université (5-10 min), un balcon et une fenêtre (sur des murs différents puisque je suis sur le coin), beaucoup plus silence (le balcon donne sur une espèce de cours intérieure, un seul voisin et c’est mieux isolé), cinq fois plus de rangement… C’est merveilleux, la différence est tellement grande que je n’arrive même pas à y croire! Voici une photo (un peu sombre, mais je voulais montrer le balcon) :

2) Internet : impossible d’y avoir accès. Tout d’abord, il n’y a pas internet sans fil dans les résidences et pour l’avoir avec un fil, il faut demander et c’est trop compliqué. Ils ne l’installent donc pas aux étudiants qui restent moins d’une session. Deuxièmement, on nous avait donné deux comptes pour nous donner accès aux ordinateurs sur le campus, mais aucun ne fonctionnait. Pour configurer mon portable afin de lui donner accès au sans-fil sur le campus, j’ai dû demander à un gars de l’informatique qui parlait heureusement très bien anglais (ce qui est très rare ici).

3) L’allemand : ouch! J’ai toujours dit que je n’étais pas très bon, mais ma prof. à l’UQAM insistait pour dire que j’étais bon. Je crois que j’avais finalement raison. :-P Lundi matin, nous avons fait un test de classement. C’était difficile, mais j’ai fait comme je faisais dans mes cours, mettre une réponse logique sans nécessairement comprendre ce que tout veut dire. ERREUR! C’est un bon truc pour avoir de bonnes notes (j’ai eu A, A- et A dans mes cours à l’UQAM), mais pas pour se classer! Je me suis ramassé dans le cours niveau 5 sur 9. C’était beaucoup trop intense! Tout le monde pouvait parler bien et semblait comprendre ce que la prof. disait. J’ai donc été la voir et je lui ai dit que je pensais être classé trop haut. Elle était d’accord (ça devait être évident que je ne comprenais rien de ce qui se passait!) Ce matin, j’ai donc été dans le groupe 4. C’était beaucoup mieux, mais je suis encore incertain. Je vais demander demain à la prof. ce qu’elle en pense. Ça serait peut-être une bonne chose de changer encore parce que je n’aime pas cette nouvelle prof. Je trouve qu’elle a un ton agressif et ne semble pas très patiente quand on ne comprend pas ce qu’elle dit. Enfin, j’ai un peu un dilemme : est-ce que je prends le risque de rester dans le cours difficile et si ça fonctionne, j’apprends plus ou je vais dans le cours plus facile où je suis certain de progresser, mais peut-être moins loin. C’est tentant de prendre la deuxième option puisqu’il fait toujours beau ici et l’idée de passer toutes mes soirées à étudier est repoussante, mais je suis ici pour apprendre alors…

4) L’anglais : wow! J’ai toujours su que mon anglais n’était pas trop mal, mais je n’aurais jamais imaginé que j’étais si bon comparé au reste du monde! Ici, on est mieux de parler allemand le plus souvent possible, mais il n’y a pas de règles ou quelque chose du genre. Je parle donc le plus souvent en anglais avec les autres puisque mon niveau d’allemand me permet seulement d’avoir des conversations simplistes. Je m’attendais à ce que les moniteurs soient bons en anglais puisqu’il y a des gens qui sont encore pires que moi, mais non! La majorité est très mauvaise et d’autres le parlent à peine. Heureusement que la personne qui m’a fait changer de chambre se débrouillait bien! Je ne sais pas pourquoi, mais dans ma tête, quand on est rendu à l’université, on se doit d’avoir une solide base en anglais (sans vouloir insulter personne ;-) ). Je pensais que c’était un problème au Québec, mais non!

Maintenant, ça va beaucoup mieux! :-P Les autres étudiants sont gentils. Je suis surtout rendu ami avec un Polonais et une Mexicaine. Je dois cependant dire que la distribution de nationalités et surprenante. La grosse majorité est « asiatique » (Japon et Corée) et « hispanique » (Mexique et Amérique du Sud). Pour le reste, il y a quelques Russes et Polonais. Je suis le seul du Canada et j’ai seulement rencontré une Américaine. C’est drôle parce que les deux plus grands groupes ont, de mon point de vue, des accents terribles! C’est donc encore plus difficile de les comprendre quand ils parlent allemand.
Je crois que mon message commence à être trop long et j’ai peur de perdre un ou deux de mes sept lecteurs. Je vais donc terminer avec une photo de moi pour pousser encore plus loin le narcissisme.

Vive la bureaucratie! juin 20, 2008

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Depuis des mois, je suis enseveli sous des piles de formulaires, de documents, de preuves… Je ne suis plus capable. On dirait que le parcours pour faire une session à l’étranger est fait spécifiquement pour décourager les intéressés. Ça fait 3 fois que je donne des formulaires qui disent pratiquement la même chose à l’Université Libre de Bruxelles. J’imagine qu’ils doivent commencer à savoir mon nom et ma date de naissance.

Je ne sais pas comment est la procédure pour venir au Canada, mais je ne peux imaginer que c’est aussi ardu que pour la Belgique. Il semblerait qu’ils ne veulent pas d’étrangers. Est-ce que c’est juste moi qui trouve excessif d’avoir à prouver que je n’ai pas la peste?

Mais je résiste! Ils ne réussiront pas à me décourager.

D’accord, j’arrête de me plaindre et je retourne à mon formulaire de VISA.

Fin de session, alcool et déménagement avril 30, 2008

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Je reviens doucement à la vie après une semaine très mouvementée. En fait, le titre dit tout. Entre des partys de fin de session, j’ai réussi à terminer ma session et à déménager. Pour me rendre la tâche encore plus difficile, j’ai eu des problèmes avec l’internet sans fil dans mon nouvel appartement. Tout ça est très intéressant… l’important est que je vais pouvoir recommencer à écrire pour mes 2-3 lecteurs.

FIN.

Étude et hégémonie avril 12, 2008

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Fin de session oblige, je dois diviser mon temps entre trois activités essentielles : étudier, dormir et écouter le hockey. Ce merveilleux blogue n’est pas dans mes priorités pour le moment, alors je serais bref. En relisant un merveilleux ouvrage sur les théories des relations internationales, je suis tombé sur une définition qui m’a rappelé une nouvelle de la semaine dernière.

La nouvelle en question est le dépôt du Rapport Montmarquette. Le très très honorable Claude Montmarquette résume très bien son rapport en disant : « La tarification utilisée de façon efficace et équitable constitue un outil d’enrichissement collectif et d’amélioration du bien-être de tous ».

Sans en dire plus sur le rapport voici la définition d’hégémonie selon John Agnew (Agnew J., 2005, Hegemony : The New Shape of Global Power, Philadephie : Temple University Press) : « L’hégémonie est plus que la simple domination ; c’est l’enrôlement des autres par l’exercice du pouvoir de les convaincre, de les motiver mielleusement ou de les contraindre afin qu’ils en viennent à désirer ce que vous souhaitez. Bien que jamais achevée et ayant toujours provoqué des résistances, l’hégémonie forge des liens entre les gens, les objets et les institutions autour des normes et standards culturels qui émanent, par-delà le temps et l’espace, des sièges du pouvoir (dont les lieux sont distincts) occupés par les acteurs autorisés. »

Suis-je le seul qui fait des liens? Je trouve juste ironique de voir des « spécialistes », qui sont évidemment totalement objectifs, tenter de convaincre la plèbe qu’une augmentation des tarifs peut mener à une « amélioration du bien-être de tous. » Mais ils doivent avoir raison, après tout s’« il existe un écart de près de cinq milliards par année avec la moyenne canadienne », ça doit être parce que nous avons tord!

Pour ne pas qu’on m’accuse de traiter les trois auteurs du rapport d’hégémons, qu’ils le veuillent ou non, ceux-ci contribuent à convaincre les gens que la seule et unique voie est celle du néolibéralisme qui est la pensée dominante émanant « des sièges du pouvoir ». Ils contribuent à la marchandisation et au désengagement de l’État en rendant des concepts, comme celui de « l’utilisateur-payeur », naturels et normaux, ce qui est en quelque sorte, est un moyen de vous faire souhaiter, ou du moins accepter, ce qu’ils désirent.

FIN.

Bière d’après-midi ou alcoolisme latent? avril 8, 2008

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Ce qui est plaisant au Cégep et à l’université comparativement au secondaire, c’est que si un prof. est malade, il n’y a pas de cours. Malgré que celui d’après-midi est mon préféré, je n’ai pu m’empêcher de ressentir une certaine euphorie en voyant sur le tableau que le prof. ne pourrait se présenter. Le premier réflex est toujours de se dire : « Excellent, je vais pouvoir avancer mon travail! » Cependant, un cours annulé entraine toujours de drôles de discussions de devant-de-porte-de-local : les banlieusards chialent parce qu’ils font 2-3 h de transport pour rien, les plus studieux paniquent parce qu’ils manquent de la matière, les modérés retournent silencieusement chez eux et il y a moi… J’ai toujours tendance à dire en riant avec un de mes bons amis : « Une petite bière pour fêter ça? » C’est habituellement une blague, mais la réponse est souvent sérieuse : « Oui! » La raison nous ramène rapidement à l’ordre et on se dit : « OK, mais juste une. On a plein de travaux à faire. » Évidemment, cette bière se multiplie toujours en deux… trois… quatre… cinq… six… Toutes les fois, c’est la même chose. On est juste incapable de s’arrêter. Dans un sens c’est logique puisqu’entre prendre une bière avec des amis et étudier, j’imagine que le choix est unanime. Ça revient donc à une question de responsabilité.

Ça doit être ça… je suis irresponsable… je fais passer mon plaisir avant mes responsabilités… Un/une féministe dirait que c’est dans la socialisation du genre masculin de se déresponsabiliser alors qu’on apprend vite aux jeunes filles à être responsables. Pourquoi je parle de ça? Je m’égare…

Je vais terminer en disant : ce n’est pas de ma faute si la pinte de 50 est juste 3 $!!! On peut maintenant dire que je suis cohérent avec mon genre.

FIN.