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Il faut parler français ici? juin 2, 2008

Posted by Pierre-André Gagnon in Uncategorized.
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Pour ceux qui ne le savent pas, je travaille dans un café au centre-ville à côté du métro Berri-UQAM. Puisque c’est le début de l’été, nous recevons une tonne de C.V. d’étudiants qui cherchent un emploi pour l’été. Il y en a plusieurs qui sont farfelus. À un point tel que je commence à comprendre pourquoi nous avions des cours de Choix de carrière au secondaire. Ce n’est cependant pas de cela que je veux parler aujourd’hui.

Il y a quelques jours, une jeune fille est venue me porter un C.V. en anglais. Je lui demande donc si elle en a un en français. Son regard vide a suffi pour répondre à ma question. Son amie, qui l’accompagnait, m’a dit qu’elle parlait anglais et était débutante en français. Je n’ai eu d’autres choix que de lui dire qu’il fallait absolument parler français pour travailler ici. Elles sont ensuite parties.

Après cette anecdote, j’ai commencé à m’interroger sur ce qui avait bien pu faire penser à cette pauvre fille qu’on pouvait travailler dans le Quartier Latin sans parler français. Si elle avait été dans un quartier plus anglophone, j’aurais pu comprendre, mais pas là. Ça me trouble un peu. :-/

Mort aux voitures mai 22, 2008

Posted by Pierre-André Gagnon in Uncategorized.
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*** Note : Ce message a été écrit mercredi après-midi le 21 mai 2008. Il y a donc un retard de quelques heures puisqu’il n’y a pas d’internet sans fil sur la 40! ***

Depuis que j’ai quitter la magnifique ville de Rimouski et que j’ai découvert la grande ville de Montréal il y a 6, j’ai développé une haine pour les véhicules à quatre roues. En fait, je dirais que le point tournant a été ma lecture du livre de Richard Bergeron « Les Québécois au volant c’est mortel ». Ce dernier est le chef du parti politique municipal Projet Montréal. On pourrait résumer, en simplifiant énormément, leurs idées en une politique « anti voitures » et « pro transport en commun », mais c’est une immense simplification, alors je vous suggère de consulter leur site.

Pourquoi est-ce que je parle de ça? Je suis présentement en voiture en direction de Shawinigan et c’est pénible. Il y a des automobiles partout et les gens sont fous. Je ne sais pas comment c’est possible d’endurer ça tous les jours en restant en banlieue. C’est stressant, ça coûte cher et j’aurais affreusement l’impression de perdre mon temps en passant des heures sur la route. Au moins, dans le métro, je peux lire un livre. En voiture, je pourrais écouter de la musique, ce qui devient rapidement ennuyant à moins de trainer 80 gigs de MP3.

PAUSE.

Je suis maintenant à Shawinigan. Après une bonne bière à la micro-brasserie, le Trou du Diable, je suis chez mon ami et nous allons plus tard à la Chasse-Gallerie à Trois-Rivières pour nous saouler la gueule.

FIN.

Étude et hégémonie avril 12, 2008

Posted by Pierre-André Gagnon in Uncategorized.
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Fin de session oblige, je dois diviser mon temps entre trois activités essentielles : étudier, dormir et écouter le hockey. Ce merveilleux blogue n’est pas dans mes priorités pour le moment, alors je serais bref. En relisant un merveilleux ouvrage sur les théories des relations internationales, je suis tombé sur une définition qui m’a rappelé une nouvelle de la semaine dernière.

La nouvelle en question est le dépôt du Rapport Montmarquette. Le très très honorable Claude Montmarquette résume très bien son rapport en disant : « La tarification utilisée de façon efficace et équitable constitue un outil d’enrichissement collectif et d’amélioration du bien-être de tous ».

Sans en dire plus sur le rapport voici la définition d’hégémonie selon John Agnew (Agnew J., 2005, Hegemony : The New Shape of Global Power, Philadephie : Temple University Press) : « L’hégémonie est plus que la simple domination ; c’est l’enrôlement des autres par l’exercice du pouvoir de les convaincre, de les motiver mielleusement ou de les contraindre afin qu’ils en viennent à désirer ce que vous souhaitez. Bien que jamais achevée et ayant toujours provoqué des résistances, l’hégémonie forge des liens entre les gens, les objets et les institutions autour des normes et standards culturels qui émanent, par-delà le temps et l’espace, des sièges du pouvoir (dont les lieux sont distincts) occupés par les acteurs autorisés. »

Suis-je le seul qui fait des liens? Je trouve juste ironique de voir des « spécialistes », qui sont évidemment totalement objectifs, tenter de convaincre la plèbe qu’une augmentation des tarifs peut mener à une « amélioration du bien-être de tous. » Mais ils doivent avoir raison, après tout s’« il existe un écart de près de cinq milliards par année avec la moyenne canadienne », ça doit être parce que nous avons tord!

Pour ne pas qu’on m’accuse de traiter les trois auteurs du rapport d’hégémons, qu’ils le veuillent ou non, ceux-ci contribuent à convaincre les gens que la seule et unique voie est celle du néolibéralisme qui est la pensée dominante émanant « des sièges du pouvoir ». Ils contribuent à la marchandisation et au désengagement de l’État en rendant des concepts, comme celui de « l’utilisateur-payeur », naturels et normaux, ce qui est en quelque sorte, est un moyen de vous faire souhaiter, ou du moins accepter, ce qu’ils désirent.

FIN.