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Jour 0 : le départ juillet 11, 2008

Posted by Pierre-André Gagnon in Uncategorized.
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Malgré la présence d’un réseau sans fil à l’aéroport et beaucoup d’effort de ma part, je n’arrive pas à me connecter sur internet. J’écris donc dans le Bloc-Note afin de publier ce billet plus tard.

Il est 18 h 21 et je viens de passer l’endroit où ils jettent toutes les bouteilles de plus de 100 ml qui n’entrent pas dans le petit sac ziploc prévu à cet effet. Étant responsable et prévoyant, j’ai pris soin de mettre toutes mes substances explosives dans mon autre sac.

Je dois dire que c’est plutôt intense comme départ. La journée a été vive en émotions et je me retrouve seul avec un minimum de préparatifs. J’ai une petite auberge à Bruxelles pour les deux prochains jours et après je ne sais pas. Je suis censé aller à Berlin pour retrouver des amis, mais malgré le fait que c’est très bientôt, nos plans sont peu développés. Comme ils disent, c’est ça l’aventure! Je vais donc devoir m’habituer ou y passer! :-P Ce qui me réconforte un peu, c’est de savoir que j’arrive dans une ville francophone. J’ai suivi des cours d’allemand, mais je serais incapable de demander mon chemin ou encore pire, de comprendre la réponse!

Ah oui, je voulais remercier tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage. J’avais de nombreuses questions et j’ai la chance d’avoir des amis qui ont des réponses.

Je vais relaxer un peu… Je vais peut-être écrire autre chose rendu dans l’avion si ma pile le permet.

Le point de non-retour juin 25, 2008

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Ça y est. J’en parle depuis des mois. Je repousse la date depuis mai. Tout cela au point que certains ont pu douter que je parte un jour. Maintenant, j’ai la preuve que je pars réellement : un billet pour Bruxelles le 10 juillet à 19 h

Oui oui, j’ai encore plein de paperasse à faire, mais je vois la lumière au bout du tunnel. À moins d’une catastrophe, je n’ai plus le choix de partir!

Rester à l’antenne pour les détails sur mes festivités de départ.

Un bijou! juin 24, 2008

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Il y a des moments dans la vie où il vaut mieux donner un exemple qu’une définition pour expliquer un concept. Voici la toute dernière anecdote de mon café :

Une femme commande un cappucino. En le recevant, elle demande au barista si c’est normal que son café soit constitué presque uniquement de mousse de lait. Ce dernier lui explique gentiment que c’est normal puisqu’un cappucino est fait ainsi. Elle proteste et dit : « Mais non, ce n’est pas comme ça! Je le sais, je suis Italienne! »

Avez-vous deviné le concept en question?

C’est un sophisme!

Vive la bureaucratie! juin 20, 2008

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Depuis des mois, je suis enseveli sous des piles de formulaires, de documents, de preuves… Je ne suis plus capable. On dirait que le parcours pour faire une session à l’étranger est fait spécifiquement pour décourager les intéressés. Ça fait 3 fois que je donne des formulaires qui disent pratiquement la même chose à l’Université Libre de Bruxelles. J’imagine qu’ils doivent commencer à savoir mon nom et ma date de naissance.

Je ne sais pas comment est la procédure pour venir au Canada, mais je ne peux imaginer que c’est aussi ardu que pour la Belgique. Il semblerait qu’ils ne veulent pas d’étrangers. Est-ce que c’est juste moi qui trouve excessif d’avoir à prouver que je n’ai pas la peste?

Mais je résiste! Ils ne réussiront pas à me décourager.

D’accord, j’arrête de me plaindre et je retourne à mon formulaire de VISA.

Non non, c’est moi qui paie! juin 16, 2008

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Nous avons tous déjà vu la scène. Un futur couple vient dans un café pour déguster un bon cappucino et à la caisse, au moment de payer, il y a un malaise. La plupart du temps, la fille veut payer ses trucs, mais son mec la regarde avec un air paternel en lui disant : « non non, c’est moi qui paie ». Ça dépend beaucoup des couples, mais en général, ça se passe de cette manière très stéréotypée.

Cependant, que se passe-t-il lorsque nous sommes en présence de deux hommes pourvoyeurs? Il y a confrontation. Deux ou trois hommes arrivent en même temps, ils se prennent des boissons d’hommes, des espressos et au moment de payer, il manque se battre. Ils arrachent l’argent de la main des autres pour que moi, le pauvre caissier, je sois forcé de prendre leurs billets.

Ce qui me trouble le plus là-dedans, ce n’est pas la scène, mais leur attitude. Il y a une espèce de combat entre les hommes pour déterminer celui qui est le plus masculin du groupe. Ils sont insultés au plus haut point si leur ami ose proposer de payer. C’est totalement ridicule.

Ce qu’il y a de plus drôle là-dedans, c’est que ça se produit toujours avec des Européens. Ou pour être plus précis, des Méditerranéens. Vous savez, ces hommes qui ont le sang chaud?

Si pour avoir le sang chaud, il faut être ainsi, je vais me contenter de mon sang froid du Nord!

Le faux dilemme juin 9, 2008

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« Tu donnes ou tu es cheap! »

Si la personne qui m’a dit ça avait pour objectif de me convaincre de faire un don pour une organisation qui amasse des fonds pour le cancer du sein, c’est un échec lamentable. En fait, c’était un collègue de travail qui voulait qu’on donne comme lui.

Je n’ai jamais été très prompt à faire des dons. Je me suis toujours justifié en disant que je n’avais pas suffisamment d’argent et que je donnerais si j’ai un vrai emploi un jour. De plus, si je donne pour une cause, je me sentirais mal de ne pas donner aux autres organismes. Est-ce qu’une cause est meilleure qu’une autre?

Est-ce que je suis radin de penser comme ça? C’est le jugement qu’on m’a balancé la semaine dernière. C’est automatique : si tu ne donnes pas un ou deux dollars pour une bonne cause, tu es sans coeur ou radin. Je trouve ça drôle puisque de mon point de vue, il est plus scabreux de manipuler les gens pour les forcer à faire des dons que de refuser d’en faire. Il me semble qu’un don perd de sa valeur s’il n’est pas fait par charité.

Il faut parler français ici? juin 2, 2008

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Pour ceux qui ne le savent pas, je travaille dans un café au centre-ville à côté du métro Berri-UQAM. Puisque c’est le début de l’été, nous recevons une tonne de C.V. d’étudiants qui cherchent un emploi pour l’été. Il y en a plusieurs qui sont farfelus. À un point tel que je commence à comprendre pourquoi nous avions des cours de Choix de carrière au secondaire. Ce n’est cependant pas de cela que je veux parler aujourd’hui.

Il y a quelques jours, une jeune fille est venue me porter un C.V. en anglais. Je lui demande donc si elle en a un en français. Son regard vide a suffi pour répondre à ma question. Son amie, qui l’accompagnait, m’a dit qu’elle parlait anglais et était débutante en français. Je n’ai eu d’autres choix que de lui dire qu’il fallait absolument parler français pour travailler ici. Elles sont ensuite parties.

Après cette anecdote, j’ai commencé à m’interroger sur ce qui avait bien pu faire penser à cette pauvre fille qu’on pouvait travailler dans le Quartier Latin sans parler français. Si elle avait été dans un quartier plus anglophone, j’aurais pu comprendre, mais pas là. Ça me trouble un peu. :-/

Qui est le plus radin? juin 2, 2008

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Un homme achète un café à 1.86 $. Il paie avec un 2 $ et le caissier lui remet donc 0.14 $. Est-ce que c’est plus avare de ne rien donner ou de prendre le temps de séparer les quatre sous du dix sous afin de seulement laisser les pièces brunes dans le pot à pourboires?

Avoir un ticket juin 1, 2008

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Il y a une expression que j’adore. En fait, je suis le seul à l’utiliser, mais je travaille fort pour contaminer mes proches. Comme mon titre l’indique, c’est avoir un ticket avec quelqu’un. Avant d’expliquer la signification, voyons d’où l’expression vient. Voici la citation :

Lorraine part en cours et passe devant Doc

Lorraine (à ses copines) : Ah ! Ce garçon c’est un rêve !

Lorraine rentre dans une classe

Marty : Doc ! Elle l’a même pas regardé une seule fois.
Doc : C’est plus grave que je ne pensais. C’est comme si ta mère avait jeté son dévolu sur toi et non sur ton père.
Marty : Ah !
Eh ! attendez ! Doucement Doc ! Est-ce que vous essayez de me dire que ma mère… que j’aurais un ticket avec ma mère ?
Doc : Malheureusement !
Marty : Oh ! dur ! C’est pas l’pied !
Doc : Encore, mais qu’est-ce que c’est que ces histoires de pieds ?
Les pieds seraient le point sensible des hommes du futur, c’est peut-être dû à un accroissement de la pesanteur.
Marty : Quoi ?
Doc : Si nous voulons qu’ils s’accouplent il faut avant tout qu’ils restent seuls ensemble.
Nous devons donc inciter ton père et ta mère à rentrer en contact, par exemple à la faveur d’une rencontre.
Marty : Vous voulez parlez d’un rencard.

La sonnerie retentit une seconde fois pour les retardataires

J’espère que vous avez deviné que ce merveilleux extrait vient de Retour vers le Futur. Donc, qu’est-ce qu’avoir un ticket? En simplifiant, on pourrait dire qu’une personne a un ticket avec une autre personne lorsque cette seconde personne a volontairement ou non envoyé un message qui peut faire penser à la première personne qu’elle est intéressée. J’avoue, 0 point pour la clarté, mais ce n’est pas mon problème si vous ne comprenez pas. J’ai tellement de lecteurs que je peux me permettre d’en perdre. Pour revenir au sujet, quand je dis que la personne est intéressée, c’est plus qu’un simple intérêt. En gros, une personne qui a un ticket n’a pas beaucoup d’effort à faire pour « aller plus loin » (à vous de déduire ce qu’aller plus loin signifie) avec l’autre personne.

Je termine en vous souhaitant, bonne chasse au ticket, peu importe ce que ça veut dire!

FIN.

Critères de recherche? mai 27, 2008

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Ça m’amuse toujours de voir comment les gens ont trouvé mon blogue. Puisque j’ai très peu de trafic, j’ai la chance de voir des choses du genre :

Tout ce que je peux ajouter est que j’ai dû décevoir quelques personnes. :-)