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La guerre des oiseaux mai 21, 2008

Posted by Pierre-André Gagnon in Uncategorized.
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À la demande générale, je vais raconter une de mes histoires de party bien arrosé. En fait, c’est en réponse à l’invitation de l’Association des Pros du Party (APP) que je prends une portion de mon précieux temps pour faire cela.

Depuis quelques années, moi et certains de mes amis travaillons sur une variante stratégique du « fuck you ». Pour ceux qui ne connaissent pas ce dernier, c’est un jeu de cartes avec de l’alcool. Ce jeu est très connu, mais les règlements varient énormément d’une maison à l’autre. De notre côté, ce qui a commencé comme une simple variante du jeu original a rapidement évolué en un jeu totalement différent, mais qui reste fidèle à ses racines. En fait, ce n’est pas tellement semblable puisque nous essayons de mettre plus d’éléments stratégiques dans un jeu qui n’exige pas énormément de ruse. De plus, pour ajouter à la stratégie, nous avons inclus différentes doctrines politiques (ce ne sont pas vraiment des doctrines, mais nous cherchons encore un meilleur mot pour décrire la chose) que les joueurs peuvent choisir pour avoir différents avantages.

Dans cette partie, il y avait 5 joueurs, ce qui est le nombre parfait puisque toutes les doctrines sont utilisées et ça empêche les 2 contre 2. Il y avait moi, le fasciste, un staliniste, un démocrate, un écologiste et un anarchiste.

Le jeu est un « last man standing », c’est-à-dire que le gagnant est celui qui est capable de jouer le plus longtemps et que ceux qui ne sont plus capables peuvent abandonner à tous moments. En plus de bien jouer ses cartes, il faut donc aussi bien tenir l’alcool. Cependant, pour être un champion, il faut maîtriser les deux aspects du jeu. J’ajouterais même qu’il y a un troisième aspect : la diplomatie. Le jeu est souvent une série d’alliances, de trahisons, de pactes, etc. Tout ça parce qu’il est souvent bien plus facile de convaincre un joueur d’en faire boire un autre que de le faire soi-même.

Il serait trop long et ardu de raconter la partie au complet puisque je ne m’en souviens pas totalement. Je vais donc seulement insister sur la finale, c’est-à-dire le duel, le moment le plus stimulant de la soirée!

Dans le coin gauche, le staliniste et dans le coin droit, le fasciste (moi). Les trois autres joueurs avaient abandonné par manque d’orgueil ou par faiblesse. Le méchant communiste était armé de Molson Ex, alors que mon arsenal consistait en une 24 de Molson Dry. D’ailleurs, toutes les quantités d’alcool sont mesurées et calculées afin que chaque joueur consomme son dû. Nous étions les deux très alcoolisés, mais suffisamment conscients pour afficher une détermination sans failles. Ce qui signifiait que peu importe qui allait l’emporter, il devrait souffrir pour savourer sa victoire.

Dans un duel comme celui-ci, il n’y a plus beaucoup de stratégie. C’est plus une partie de « bluff », il faut que l’autre pense que tout va bien et qu’on est capable d’en prendre encore beaucoup. Mon ami staliniste était déjà réputé pour bien dissimuler son niveau d’alcool, ce qui n’est pas mon cas. La victoire serait donc difficile. Nous nous envoyions gorgée après gorgée, nous disant à chaque fois que ça serait la dernière. Le voyant boire, je priais intérieurement qu’il dise qu’il n’était plus capable, mais non, à chaque fois, il encaissait les coups sans broncher. De mon côté, je sentais mon estomac qui m’envoyait des messages très clairs. À l’instar de l’Offensive de Ludendorff en 1918, je savais que je devais gagner rapidement, sinon tout était perdu. Carte après carte, je faisais boire une immense quantité d’alcool à mon adversaire alors qu’il ne répliquait qu’avec 2-3 gorgées. Tour après tour, il résistait, gardant toujours sa fière stature. Cependant, je gardais espoir puisqu’il ne semblait pas très menaçant. La chance lui sourit enfin plus tard alors que j’aperçus un éclair dans son regard froid. Il venait de piocher un deuxième neuf (pour ceux qui ne le savent pas, avoir deux neufs fait boire une consommation au complet à l’autre). Il le déposa sur la table, espérant que c’en était fini pour moi, mais il demeurait hésitant en vérifiant ma réaction avant de crier victoire. Malheureusement, j’ai dû donner satisfaction à son interrogation puisque je n’en pouvais plus. Il avait gagné.

Oui, il avait gagné, mais c’était une victoire amère. Il m’a confié le lendemain qu’il aurait abandonné à la prochaine et qu’il a vécu le pire lendemain de veille de sa vie, ce qui n’était pas mon cas puisque je m’étais soulagé avant de me coucher. Comme ils disent, avant d’aller au combat, il faut se demander si on est prêt à payer le prix de la victoire.

C’est tout! Je tag donc mon seul ami, Émile.

FIN.

Commentaires»

1. nicolask7 - mai 22, 2008

wow ton histoire de party me ramène à mon cours d’histoire des idéologies politiques… anyway on va sûrement se rencontrer au party privé APP Molson Dry (pcq je suis de ceux qui l’organisent), au plaisir + n’oublie pas que tu peux choissir de tes lecteurs/amis pour t’y accompagner, ceux-ci n’ont qu’à s’inscrire dans les commentaires de ton billet en racontant leur propre histoire, salut!

2. Molson Dry et l’Association des Pros du Party invitent blogueurs et lecteurs à un party privé et exclusif! | Go-Referencement.org - mai 23, 2008

[...] de l’approbation finale des juges qui valideront la liste 1- Emile 2- Max 3- Jonathan 4- PAG 5- Jean-Luc 6- Nicolas 7- Piquette 8- Max 9- Stéphane 10- Panique 11- Josie 12- Jack 13- Mad 14- [...]