Rétroaction positive + alcool mai 2, 2008
Posted by Pierre-André Gagnon in Uncategorized.Tags: Alcool
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J’imagine ne pas être le seul à avoir vécu la situation suivante :
Je me réveille vers 9-10h le matin avec un gros mal de tête et un début de mal de coeur. Après 1-2 min, je réussis à me souvenir que j’étais dans un bar la nuit précédente et dans un état très avancé d’ébriété. Quelques heures plus tard, je prends mon portefeuille pour me rendre compte qu’il est complètement vide. Le 80 $ retiré pour la semaine s’est envolé en une petite soirée. La question inévitable est « que s’est-il passé »?
En continuation avec mon dernier billet sur l’alcool, je crois avoir trouvé une explication : la rétroaction positive (ou positive feedback pour les anglophones). En physique, on dit qu’un système est à rétroaction positive s’il réagit à une perturbation dans le même sens que celle-ci. En d’autres mots, c’est un système à équilibre instable. Un exemple simple pourrait être la fonte des glaces des pôles. La perturbation, le réchauffement de la température, cause la fonte des glaces qui a son tour, accentue le réchauffement en diminuant la fraction de rayons solaires réfléchis dans l’atmosphère. Cet effet d’autorenforcement mène évidemment à une explosion exponentielle, ce qui mène à la fin du monde tel que nous le connaissons.
Ainsi, c’est (presque) la même chose pour l’alcool! Le fait de boire de l’alcool rend saoul, ce qui augmente l’envie de boire plus d’alcool! Ici, la conséquence n’est pas la fin du monde, mais une espèce de perte de contrôle qui fait qu’on veut toujours boire plus jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est ici qu’on peut définir « l’art de boire », c’est-à-dire contrôler son niveau d’alcool afin de maintenir celui-ci élevé sans dépasser le point d’escalade.
Tout ça pour dire que j’ai explosé le point d’escalade hier et que cela est très choquant. Oui, je sais que c’est drôle à dire. Une chance que ça n’arrive pas souvent. C’est un miracle que je me sentais bien aujourd’hui et que j’ai été capable de travailler, mais j’ai encore du sommeil à rattraper alors…
FIN.
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