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Bière d’après-midi ou alcoolisme latent? avril 8, 2008

Posted by Pierre-André Gagnon in Non classé.
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Ce qui est plaisant au Cégep et à l’université comparativement au secondaire, c’est que si un prof. est malade, il n’y a pas de cours. Malgré que celui d’après-midi est mon préféré, je n’ai pu m’empêcher de ressentir une certaine euphorie en voyant sur le tableau que le prof. ne pourrait se présenter. Le premier réflex est toujours de se dire : « Excellent, je vais pouvoir avancer mon travail! » Cependant, un cours annulé entraine toujours de drôles de discussions de devant-de-porte-de-local : les banlieusards chialent parce qu’ils font 2-3 h de transport pour rien, les plus studieux paniquent parce qu’ils manquent de la matière, les modérés retournent silencieusement chez eux et il y a moi… J’ai toujours tendance à dire en riant avec un de mes bons amis : « Une petite bière pour fêter ça? » C’est habituellement une blague, mais la réponse est souvent sérieuse : « Oui! » La raison nous ramène rapidement à l’ordre et on se dit : « OK, mais juste une. On a plein de travaux à faire. » Évidemment, cette bière se multiplie toujours en deux… trois… quatre… cinq… six… Toutes les fois, c’est la même chose. On est juste incapable de s’arrêter. Dans un sens c’est logique puisqu’entre prendre une bière avec des amis et étudier, j’imagine que le choix est unanime. Ça revient donc à une question de responsabilité.

Ça doit être ça… je suis irresponsable… je fais passer mon plaisir avant mes responsabilités… Un/une féministe dirait que c’est dans la socialisation du genre masculin de se déresponsabiliser alors qu’on apprend vite aux jeunes filles à être responsables. Pourquoi je parle de ça? Je m’égare…

Je vais terminer en disant : ce n’est pas de ma faute si la pinte de 50 est juste 3 $!!! On peut maintenant dire que je suis cohérent avec mon genre.

FIN.

Commentaires»

1. Emile - avril 9, 2008

À mon sens, l’alcoolisme implique une dépendance psychologique ET physique. Dans la bière d’après-midi, je vois une occasion de socialiser, de se faire plaisir et d’avoir du bon temps. Celà m’apparaît tellement constructif que je me rebute à même oser penser être mal à l’aise de m’ouvrir une bière, passé midi, si l’occasion s’y prête.

2. Rétroaction positive + alcool « Le gros bon sens? - mai 2, 2008

[...] continuation avec mon dernier billet sur l’alcool, je crois avoir trouvé une explication : la rétroaction positive (ou positive feedback pour les [...]